|
De ta présence, naissent des mots, Bourgeons de l'innocence, Brillant par monts et par vaux, Tout au long d'une romance, Tu attires par tes pensées, Au fil du temps, ma semence, Perles d'une mémoire enjouée, Multipliées sous ta régence ! Le soleil est là, au bout de tes doigts, Mouillant l'herbe et les feuillages, Devant toi je suis en émoi, Qui m'apparais toujours davantage, Tes bras font naître des lilas, Le long des chemins de neige, Habités sans cesse par la joie, D'un amour fidèle à Kitèje, Grâce à la lampe de tes cheveux, J'évite un trop-plein de naufrages, Dans l'azur parcouru de nuages, Dès que tu te coiffes un peu, Chacun de tes gestes est immense, Vague après vague, tissant l'océan, Le monde à travers toi devient dense, Des gouffres de la Terre jusqu'au firmament, Lorsque jambes croisées, ton pied s'avance, Mon coeur bat à son extrémité, C'est tout mon être alors qui danse, Contre l'univers de ta robe étoilée ! Post-scriptum: "Kitèje" se rapporte à la légende russe d'une cité engloutie,qui n'est visible que par les coeurs purs.
Précédent 31,32,33,34,35,36,37,38,39,40 Suivant
|
Chagall : Amoureux et marguerites
|