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(à l'Autre-humain,animal...-à Toi) On attente à ta vie De toutes les manières, Aujourd'hui comme hier Tu subis l'infamie, Sous prétexte d'engendrer On se sert de l'enfance, Comme d'un pis-aller Galvaudant l'innocence! L'illusion d'exister A de nombreux adeptes, Cherchant à assouvir Leurs moindres désirs, Le pouvoir les grise, N'ayant jamais assez De prise sur la réalité, Ils tuent la liberté! L'imposture générale Fait chaque jour des victimes, On saccage,on viole,on pille Les ruches de la mémoire! Quantité de fantômes Croient diriger leur vie, Ce ne sont que des gnomes Pénétrés de folie! L'hypocrisie est Reine Au royaume des vandales, Qui ne pensent qu'à baiser Baffrer,jouer en Bourse leur blé! Niant toute richesse intérieure Aux créatures inquiètes, Les prédateurs aveugles Ont tous pignon sur rue, La plupart des hommes Depuis toujours sont traîtres, A la vie qu'ils reçoivent, Exerçant sans vergogne Leurs pulsions égoïstes, Ô vous,mes frères,mes soeurs N'êtes-vous pas las de tant d'horreurs! Sept milliards d'humains sur la Terre, Mais combien par amour? Ô toi,l'être qui aspire A vivre l'harmonie, Tu ne te reconnais pas Dans une histoire humaine Frappée d'ignominie! Mettre au monde n'est pas Une sinécure en soi, C'est toute une réflexion Sur le sens de l'amour, Ce qu'une rencontre veut dire Et met en oeuvre, Loin des plaisirs factices Qui sont des leurres, Te vivre dans l'étonnement C'est déceler en toi Des paysages inouïs Echappant à l'oubli! Je vis pour ton mystère A travers toute attente, Le monde a tant souffert De conduites affligeantes, Le premier enfant entre nous Nait à travers la distance, Le teint rose de patience Il a de tendres joues, L'amour est un ciel immense Où la joie des oiseaux Frise l'air de vaguelettes Résonnant de souvenirs d'enfance, Je creuse en moi le monde, A mesure du manque à vivre Infligé à tant de peuples, Pour qu'une autre vision Des choses voie le jour! Tant l'onde de tes cheveux Que les marées de ta robe, Recouvrent les champs de blé D'ocelles clairs et sombres,
Je t'aime pour tout le temps à vivre Des arbres berçant les nids d'oiseaux, Je t'aime pour chaque île courtisée par la mer, Je t'aime pour toute vie exaucée Dans ses aspirations profondes!
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 Chagall : Le cirque bleu
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