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Femme aux univers toujours nouveaux Pénètre-moi de tes gestes solaires Enroule-moi dans tes orages Que ta présence fasse loi ! Je suis ensemencé d'horizons Appelé par tes puits profonds
Entre tes mains dansent les oiseaux Tes forêts inondent ma vie Je perds pied au son de ta voix La beauté naît à l'éventail de tes doigts
Une terre fécondée retrouve ses sanctuaires Vallons, berceaux d'hôtes merveilleux Rivières essaimant mille jeunesses Tu rassembles l'été en chaque nid d'Amour
Femme aux méandres infinis Tes feuillages issus des dernières marées Parsèment d'écume l'azur Tu portes la mémoire de mystères innombrables Que l'Histoire humaine s'est empressée de nier Déchaînant l'infamie partout à satiété
Comme l'air, je frissonne au moindre de tes pas Tu es celle que j'ai toujours espérée Ruminant depuis des siècles ton avènement Enfin tu es là, me soulageant du lait De tant d'attente !
Je n'ai toujours cru que dans tes labyrinthes Tes frissons de sources aux lèvres du vent Les meules de tes seins sur les champs innocents Combien de fois ne me suis-je pas rêvé Pétale de rose Contre le creux de tes pieds !
Mon regard est captif des plis de ta robe
Tant de richesses de gouffres et de cimes à savourer Symphonie de caresses, enfances d'éternité Avec toi, la tendresse est toujours en avance
Les étoiles fleurissent dans le ciel ta nudité Ta chevelure carde la laine des jours, des nuits Il neige au coeur des choses un présent ravivé.
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Rose trémière |