|
( Si la littérature n'est pas écrite pour
rappeler les morts - humains, animaux -
aux vivants, elle n'est que futilité. ) Louise Michel. Le devenir du monde dépend de ta venue Qui n'est jamais acquise, aussi près que tu sois Ce que l'on peut atteindre n'est jamais ce qu'on voit Les oiseaux de tes mains émeuvent la Terre nue Tu es la médiatrice en qui j'ai toujours cru Je n'ai jamais oublié ton Nom, ton visage, tes yeux Le ressac des souvenirs, brouillés de tant d'adieux Des peuples sans patrie marchent vers toi émus L'humanimale Histoire se fait par ta Mémoire Gardée au fond de soi pour ne pas te trahir Dans chaque instant à vivre consacré à te lire Ta présence donne à voir, plus loin que tout regard Tu précédais toutes choses avant qu'elles n'arrivent Ô éternelle promesse de nos désirs ardus ! Amère nostalgie d'univers perdus Rejoindrons-nous un jour tes rivières d'eau vive ? Bergeronnettes, poissons, chevaux rêvent de Toi La rumeur des feuillages propage tes paroles Une neige d'outre-ciel mène une farandole Fidèle à tes hameaux jusqu'aux bouts de leurs toits L'eau claire de tes poignets enchante les saisons. |