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L'Amour giboie en gestes pleins
Festonnant les chemins, gravissant les feuillages Leurs étendues de paupières closes Le temps s'ouvre comme une Rose J'hume de tes mains, les orages Sans crainte du lendemain Ô accueillir les offrandes Autant qu'Amour se peut Se laisser caresser Par les coups d'épaules des montagnes Sentir l'éternel toucher de l'Ange Douce créature en soi rassemblant l'horizon Cette buse à marée basse ! Le soir tombe sous la robe des forêts J'entends les pas d'une femme Longtemps après le crépuscule Démêlant l'écheveau de mes pensées Tu marches près de la grange bleue Cher amour, mémoire de toutes choses Demain l'aube sera rose Le jour arrivera où tous connaîtront La Joie d'être aimé à la façon De l'ombre et de la lumière Dans un échange à foison Tes seins se font dunes sur la Terre Je me penche par la rivière Au moment où tes cheveux Outrepassent les flots bleus Tu me rends la vue, c'est inouï Par cet Amour que je ne mérite pas Tant que d'autres en seront privés Tous ces oiseaux volant bas Le coeur désemparé Je pense à eux à chaque fois Que je rêve à tes baisers Je pense au bel Amour
A l'arc-en-ciel de tes bras
Soudain posé autour de moi Sans que je puisse dire pourquoi Si ce n'est que souvent j'ai froid De devoir m'éloigner de Toi Comment dire à quel point Ce geste me semble divin Toutes les fois qu'il survient Lors de songes à satiété Cet Amour incroyable De neige immaculée Me voilà entre tes bras Ton visage au-dessus de moi Je suis noyé de paysages Prairies graciles et champs de blé Où le soleil fait rage Tes bras en corolle immense Accroissent le sens des choses L'innocence de ta présence Autour de mon île cent fois éclose Mes oiseaux s'envolent sous tes yeux Portés par une vive étreinte Sans l'angoisse habituelle d'un adieu Le coeur empli de ton empreinte. |
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