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( à Elle...à tire-d'aile...à L. )
L'Amour sincère n'existe pas L'Amour s'insère, je n'existe pas Il y a toujours ce travail à faire Sur vie, sur soi Survie sur soie De coquelicot visant l'épure A bride abattue Epousant l'azur de tes cheveux La brise de tes doigts Je vibre aux climats de ta Voix Un rien me va Tes orages, tes soleils Tous ces ressacs reçus de Toi Qui me surprend immensément Je ne sais plus par moments quoi dire Je suis sans voix Je ne sais pas, je doute de moi Comment parler de Toi Au rythme des crimes, de l'infamie Des créatures qu'on rudoie Un survivant a-t-il le droit de t'Aimer ? Je ne puis laisser les autres derrière moi Je leur prends la main Je les mène vers Toi Primo Levi, Etty Hillesum, Celan, Sophie Scholl, Rosa Luxemburg, Desnos...Christine...David...etc. Eux aussi rêvent de Toi De ce miracle permanent de ta Présence Je partage avec eux le mystère permanent de ta venue Tant de douceur vive, d'harmonie possible pour tous A l'infini Ô tout ce que je te dois ! Quand tes forêts couvrent mes épaules Les Enfers n'ont plus de prise sur moi Je réclame tes paroles, tes gestes, tes choix Mais les autres parlent plus fort que toi Comment te dire "je t'Aime" Quand le sens même de l'Amour N'a jamais eu cours pour tant d'êtres Que dans la peur, l'erreur et le froid !
Cela fait si longtemps que je marche vers Toi
L'Origine du monde Dans la mesure où tu incarnes Chaque être dans son envie de plénitude et de joie Je t'Aime Je porte toute l'Humanité en moi à travers Toi Cette Humanité comme mon enfant De même que mes frères et soeurs animaux Je t'Aime Pour ce que tu es et ce que tu n'es pas Ô mon Amour dans la plaine Que je perds à chaque pas Dans le vent à perdre haleine Ce qu'il me reste de javelles dans les bras J'embrasse la nuque des chemins Mes joues sur les rochers de tes genoux Les fougères allègent ma peine De leur étoffe déliée Je fais halte au coeur des ravins Berceaux encore parfumés Des jeux de marcassins Ravins comme des fontanelles Soulignant le creux de tes pieds La paume de tes mains Je t'Aime Jusqu'aux nuages irisés Par tes désirs de liberté Je baise les poignets du printemps Ceints de tendres bracelets Vallons, rivières, halliers Où se lovent l'imperceptible, l'impensable Ombelles, mousses, sinuosités Papillons enflammant l'horizon Oiseaux ouvrant dans le ciel les clairières De la passion d'Aimer Tous ces délices étonnants Que tu déploies sans y penser
L'Amour s'évasera toujours à t'attendre Même quand tu seras là, près de moi.
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 Tableau de Klimt : La Vierge |