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( Aux humains et animaux, victimes de l'horreur dans tous les siècles ), A toi, Que dire de toi, de ta présence perdue, Trahie, dans toute l'histoire humaine, A travers tellement de sang versé, Au fil de la folie, de tant de haine ! Chaque siècle prolonge l'infamie, Le calvaire de coeurs à l'agonie, On fait le lit d'un oubli général, En cumulant les fautes capitales, Que dire de la douceur de tes mains, De ton cou, noyés par l'horreur quotidienne ! Sous la surface des choses ton absence s'étend, Je pense à toi depuis la nuit des temps ! Qui dira ton visage rendu à la lumière du jour, Sauvé de l'indifférence, de l'engeance, Par les yeux de l'amour ? Tes lèvres sont des rivages Dont j'ignore le sens, Bordant le vallon où murmure un ruisseau, Soulignant l'horizon parfumé d'avenir, Tu danses avec les arbres aux robes feuillagées, Tu incarnes l'océan, le soleil, la terre, le vent, Je suis comblé de caresses, D'offrandes à satiété, Tes rivières font le plein de gestes tendres, Ta mémoire brûle en moi à chaque heure du jour, Je t'ai toujours aimée !
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 Laurence Laulé : Femme qui tient le vide entre ses mains.
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