|
Sur les montagnes au coeur immense Caressées d'oiseaux, de ruisseaux La vie belle offre ses cadeaux Jour et nuit font l'Amour Entre les plis infinis De ta robe, cher Ange Telle une sainte nef Ses croisées d'ogives Arcades soutenant l'azur De ton mystère En cercles magiques Tournoyant pour une danse Sans fin de l'innocence Toute l'enfance préservée Ses champs de blés Paysages tant aimés De ta présence, Ô dulcinée! Tu es vêtue de sources vives Tu es nue sans y penser Pour le bonheur partagé A chaque instant d'éternité Que ta démarche fait briller Le feu prend dans le ciel d'été Que tu déploies à foison Il n'y a plus de mondes séparés Mais des buissons ardents de générosité J'aime à travers toi toute l'humanité Toute vie écoutée Ses désirs de liberté Tu marches, multipliant les plaines Les forêts Couvrant des versants d'Amour intense Jusqu'aux sommets Coiffés de mémoire de confiance La mort n'a plus de prise sur nous Elle cède sous tes pas Rien ne disparait depuis que tu es là Puisque je pense à toi A partir du premier jour Aves l'accord des disparus Qui ont toujours cru en toi A cette tendresse de ta robe Contre l'espace ravivé La joie le divin chantent par tes mains Lissant l'étoffe D'un présent adamantin Brin à brin C'est la symphonie de l'univers Que tissent tes bras, ton ventre, tes seins Arc-en-ciels passerelles Barques dénouant l'avenir Courbes jouvencelles Gouffres dont je reviens Ravins embrassés de secrets Le poids des guerres n'est plus qu'un cauchemar ancien Tu es là, Les saisons échangent leurs plaisirs Les paysages se déchaînent dès que tu te déplaces Le vent délivre ses orages Tous les voiliers se détachent du port A la crête des vagues tes lèvres sont légion Les sternes murmurent ton prénom Oracle de la passion Tes marées font ce qu'elles veulent de moi Le temps c'est toi Tu le boutures au moindre son de ta voix.
Précédent 61,62,63,64,65,66,67,68,69,70 Suivant
|
 Paysage des Alpes
|