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L'univers à travers toi fait loi Ta robe couvrant la terre entière De ses forêts, ses rivières Je ne ressens plus le froid
Ta chevelure étend ses soleils, ses pluies Sur mes villages, ma poitrine, mes joues J'ai tes nuits contre mon cou Animant une venelle de lacis
En moi, revivent les disparus Leurs élans d'une vie meilleure A l'écoute de ta voix, ta chaleur Devant toi j'ai toujours été nu
Ce que l'on fit en bien et en mal Fut toujours exercé envers toi Tout être atteint au fond de tes sous-bois Meurtri ou rendu à la vie, ton égal
Je reçois de ta venue les aurores Chaque jour que tu déploies Par tes gestes, tes choix Je fête ta présence annihilant la mort
L'Amour que j'éprouve pour un Ange Je l'offre aux chênes rouvres Que l'écureuil sans attendre découvre Ne trouvant pas cela étrange
Il m'échut sans cesse De ne pas disperser ton Nom Ta mémoire, fidèle à tes horizons Protégeant humains et animaux dans la détresse
Je t'aime à n'en savoir qu'enlacer Ton ombre sur le champ Quand tes mains moissonnent la beauté Au goût de blé, faisant croître le temps
Il suffit d'un baiser pour épuiser l'absence Un vol d'engoulevent entre les feuillages Où j'aperçois tes seins, ton visage Les arbres autour de nous esquissent une danse
Ma chambre se souvient des Alpes rayonnantes De tes épaules effaçant le malheur Les fenêtres de tes bras en fleurs Donnant sur les vergers de l'attente
Tu es si semblable dans mes rêves A chaque créature désirant être aimée Que je ne peux t'atteindre, frôler tes lèvres Tant qu'une seule est délaissée
Ô cher Ange, brûle tes genêts en moi Fais claquer leurs cosses tendres Déverse tes fougères de septembre Que j'avoue ne vivre que par toi !
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 Grand Tétras
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