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A Lilouchka ( si loin...si proche...)
Quand la lune pose ses lèvres Contre les rideaux d'arbres Où ma chambre est posée Ocelant de baisers les feuillages De mon coeur....je rejoins l'infini D'un Amour rêvé Les paysages d'une femme tant désirée Au paradis d'une tendresse sans appel Son immensité comme une île, un oiseau Etoilant l'espace de caresses D'intentions délicates Ô pétales de roses du temps Jardins de son Nom dans l'azur conquis A l'heure éternelle de ses bras ! Sa voix remuant l'horizon La robe des forêts
Elle marche sur moi sans s'arrêter D'un Amour sans contraintes Je lui confie tous mes secrets Les désirs d'un monde si pur Sauvant maintes créatures De l'horreur, la déraison Je renonce à lui dire que je l'aime Tant que d'autres souffriront Je n'ai rien oublié de ses joies, ses peines Du malheur traçant ses sillons Dans son passé de femme Reine Incomprise et méprisée
Comment faire pour la rejoindre A travers le réel troublé Ces théâtres d'ombres de la société Où les compromis sont de règle La trahison perpétuée
Au lever du jour de son visage
Mystérieux, je ne sais Que baisser les yeux Surpris par l'onde de ses cheveux Ensoleillant ma vie Ses mains sur la nappe du ciel Traçant mille plis Ses joues coquelicots, tendres prairies Apaisant chaque instant De contours innocents.
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Tableau de Modigliani : Nu Assis |