|
Au long des chemins creux, L'Amour fait son lit, Les membres brûlant de replis, Jours et nuits y mêlent leurs aveux, Le monde devient si léger, A écouter le chant des sources, Leurs lèvres déployées Parmi les mousses. Le temps tressé feuille à feuille, Accroît les méandres des vallons, Le soleil en exil sur les seuils, A laissé au loin ses clairons, Joue à joue contre moult horizons, Un chevreuil montre sa joie, Embrassant à foison L'univers qui verdoie,
Tout en nous rapprochant des abîmes, A chacun de nos pas, Nos rêves caressent les oiseaux des cimes, Par-dessus les toits. Les arbres mages, nous enivrent, Etendant leurs robes denses, Brisant des réalités, le givre, Pour une fraternité plus dense !
Précédent 1,2,3,4,5,6,7,8,9,10 Suivant
|
 Chagall : Le Paradis
|