Chemins sauvages de l'Amour

Au long des chemins creux,
L'Amour fait son lit,
Les membres brûlant de replis,
Jours et nuits y mêlent leurs aveux,
Le monde devient si léger,
A écouter le chant des sources,
Leurs lèvres déployées
Parmi les mousses.
Le temps tressé feuille à feuille,
Accroît les méandres des vallons,
Le soleil en exil sur les seuils,
A laissé au loin ses clairons,
Joue à joue contre moult horizons,
Un chevreuil montre sa joie,
Embrassant à foison
L'univers qui verdoie,
 

Tout en nous rapprochant des abîmes,
A chacun de nos pas,
Nos rêves caressent les oiseaux des cimes,
Par-dessus les toits.

Les arbres mages, nous enivrent,
Etendant leurs robes denses,
Brisant des réalités, le givre,
Pour une fraternité plus dense !

 

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Chagall : Le Paradis
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