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De l'aube jusqu'au crépuscule Et tout au long des nuits, Chaque animal est une caresse Au monde inondé de vie! Dès potron-minet, le merle Nous offre son chant d'amour, Qu'il reprend de plus belle A la fin du jour, L' écho de ses paroles Vibre dans l' espace en pamoison, Traduisant l' émotion d'une sentinelle Confiant sa joie de vivre Par une farandole, Depuis la cime des arbres, des buissons, En passant par le toit des maisons, Au point d' en être ivre, Je lui donne raison! La vue nous est rendue Par ceux qui vivent nus, Sans intérêt aucun A nuire à leur prochain, Entre les mains du ciel De l'eau et de la terre, Battent les coeurs de mes frères Porteurs de doux mystères, La nature rassemble Sous ses robes de forêts, Maints êtres innocents Epris de liberté! Mon âme est une prairie Pour abeilles passionnées, Filles graciles du soleil, Danseuses éthérées, Artistes de la mémoire Dont je savoure le miel, Qui sait le nombre de fois Où l'azur frémit, Effleuré par les feuillages, les oiseaux! Il y a plus d'amour au sein de la nature Que dans toute l'Histoire humaine! Les hommes qui s'en prévalent Ignorent son sens profond, Le bradant à l'envi, glosant de "séduction", Ils s'affublent de masques, Quant aux lèvres des fleurs, Elles s'ouvrent à l'infini Aux baisers papillons, Ô flocons de l'enfance! Paysages animés par la neige, Restituant la magie d'une présence!
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 Chagall : The White window
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