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Elle berce entre ses bras, La lune, le soleil, les oiseaux, Ses arbres frissonnent à chaque fois, Que le vent sussure ses bruits d'eaux, Les branches ouvrent des chemins, Plages au sein d'orages, Ô feuillages ! Tes mains autour de mon visage, Toutes ces promesses que l'on tient ! Arbres frères, mes paradis, Je fête la magie des lieux, Des accueils de jour comme de nuit, Exauçant le moindre de nos voeux, Pour refonder une mémoire, Donner un sens à tout acte humain, Il y a des gestes quotidiens, D'autres façons de voir, Les forêts nous éclairent d'âmes franches, Par moult temps d'océans, de hauts-fonds, Hérissant de navires l'horizon, Non loin, les rivières se déhanchent, Il est question d'accords profonds, De créatures apprivoisées, A travers mille frondaisons, Avec l'assentiment des fées, La passion inonde les granges de Brocéliande, Ô neiges, Mousse rondes ! Fougeraies gainées d'ombres, Une joie pure déborde sur la lande, Fossés, ravins, penchent vers les mystères, De robes étoilées de plis, Les marcassins sont à l'abri, Epousant les visages de la terre, Brocéliande ma dentellière, Tu envoies tes baisers alentours, A tes fenêtres l'innocence est amour, Partout rayonne ta beauté altière ! Je marche, je cours vers tes mers, Sur tes sentiers je fais naufrage, J'embrasse un à un tes rivages, Savourant les lacis de lierres, Ô Brocéliande bien-aimée, Que soient louées tes clairières bleues, Les tonnelles protégeant nos aveux ! Tes labyrinthes tissent la Liberté.
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 Paysage des Alpes
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