Aussi brûlante qu'un été

Les fenêtres de mon coeur donnent
Jour et nuit, sur tes forêts mariant
Le soleil, le vent, la pluie
Egrenant leurs rires d'enfants

Tes fougeraies dont je m'éprends
Caressent l'espace conquis
Me voilà écureuil dans tes mains
Tenant mon Coeur bondissant

Il neige à l'infini 
A la naissance de tes poignets
En lisérés changeants
Des sources accroissent la lumière
Ô purs dépassements !

Chaque moment est signe
De ton avènement
Je pense beaucoup plus à Toi
Que je ne puis le dire

Tant de présence me lie
Aux chants de ta beauté
Je frissonne au son de ta voix
Tel un pays soudain libéré

Sur tes montagnes, je me fais rivière
Je garde nos secrets
Les oiseaux transportent vers toi
Mes lettres, mes baisers

Je n'ai jamais rien oublié
Du premier jour où je t'ai vue
Aussi brûlante qu'un été
Devant toi j'étais nu
Comme un arbre au feuillage défait

Désormais tes vergers, prennent racine en moi
Tissant mille tendresses de plis
Leurs fleurs ont pour pétales les ongles de tes doigts
Dont la pureté me ravit

Il y a maintes choses à vivre
Dans cet Amour qui m'échoit
Sais-tu combien je m'enivre
A l'écoute du moindre de tes pas !

Quand tes cheveux bousculent l'horizon
Ocellant d'ombres mes champs de blé
Je suis parcouru de saisons
Mes fruits gisent dans ta robe à paniers.
                                        
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Chagall : Gallo
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