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L'embellie de tes cheveux dans l'espace, à tout moment, ouvre des lagunes bleues !/ UNE VIE INTENSE NOUS COMBLE/ Les arbres murmurent plus près du ciel/ La terre est embrassée de forêts/ Le long du ruisseau ( au cou de gazelle ! ) des roseaux font allégeance/ Laetitia exhausse l'univers !/ L'amour se lit partout à la ronde/ Dans nos coeurs la mémoire est féconde/ C'est une profusion de couleurs qui battent la chamade !/ Laetitia multiplie les arcs-en-ciel/ Des Monts d'Arrée jusqu'à l'Oural/ Après chaque averse de ses cheveux !
L'AMOUR MIS AUX FERS !
Tandis que l'ogre humain dévore ses enfants/ Que des générations adultères trompent leurs morts/ Sous les grelots du plaisir de soi/ Charriant les nombres noirs du dégout/ Dans le vide lugubre des siècles/ Sans bords ni milieux !/ Tandis que l'amour mis aux fers/ Affublé de bons sentiments/ Mâche une pitance d'angles obtus/ Dans les recoins d'escaliers sans rampes !/ Des peuples effrayés se bousculent/ Contre la poitrine d'un seul animal traqué !/
Etoilé de nids!
FAIT DE TOUT CE QUI EXISTE/ JE SUIS UN HOMME MOSAIQUE/ RESPONSABLE D'ETRES QUI M'HABITENT/ ( HUMAINS, ANIMAUX, VEGETAUX, MINERAUX)/ JE SUIS PERE MILLE FOIS !/ENTRE L'UNIVERS ET MOI, C'EST UNE AFFAIRE DE FAMILLE !/ NOUS SOMMES DU MEME SANG/ POUR CHAQUE CREATURE, J'AI UN REGARD AIMANT/ IL IMPORTE D'ACCUEILLIR EN SOI/ LE PLUS GRAND NOMBRE DE VOIX !/ EN OUVRANT LES PORTES DU JOUR ET DE LA NUIT/ SOYONS FEUILLAGES ETOILES DE NIDS !/
Ô FEMME, TU ME HANTES
Au-delà de tout, ô femme tu me hantes! On ne t'a pas assez reconnue durant toute l'histoire humaine, Que ne te faisait-on subir d'outrages! Ô toi, ensevelie sous le poids des crimes des hommes! Il y eu si peu d'échos de toi, au long des millénaires de tes lointains, Tellement peu de traces de toi, pour boire en leur creux L'eau de jouvence de tes joies, Ce n'est pas d'un Dieu dont nous manquons Depuis si longtemps, mais de toi, la Femme! Toutes les religions furent traitresses à ta cause, à ta liberté, Les vois-tu encore tous ces hommes S'ériger en suprêmes guides! Se faire parangons de vertu Et donneurs de leçons philosophiques par surcroît! Ô Femme, n'as-tu pas tout à dire, maintenant que l'homme Et sa vision de Dieu ont échoué ! Ô Femme, comme tes pensées, tes choix de chaque jour Sont chauds à mon coeur! Fais-moi part de tes vues souveraines, Ô délivre-nous chaque jour de ton exil ! Fais-nous vivre dans tes paysages dénués d'horreurs ! Ô Femme, pose enfin tes pieds nus à volonté sur Gaïa Qui a soif de ta Présence! Ô Femme, il est si bon que l'air reçoive le fouet de tes cheveux ! Il est doux que tes mains accroissent les avancées de feuillages, Ô Femme, que ta voix neige en abondance, sur les forêts Sauvages de mon coeur! Puisses-tu accueillir les esprits innocents Dans les vallées de ta robe, Dans tous ces paradis, ces méandres tissés par toi, Au rythme de tes pas.
QUAND LES FEMMES SE MAQUILLENT!
Tu te maquilles/Je cherche à savoir pourquoi ce geste innocent me trouble/Ne serais-tu pas d'une peuplade sauvage?/ Auquel cas, je ne serai pas, quant à moi, de ces aventuriers Anthropologues et ethnologues, pilleurs des espaces infinis Du mystère et de la liberté!/ Tu te maquilles/Ne serait-ce pas parce que le Monde est Enlaidi par les conduites des hommes, Que tu décides d'y ajouter tes couleurs?/ N'est-ce pas pour définir ta présence et te démarquer D'un Monde abandonné aux exactions des militaires, Politiciens, philosophes et économistes inhumains?/ Le soleil et le jour te butinent à foison/ Ils t'approuvent!/Un dialogue s'instaure entre vous/ La lumière caresse ta peau/ Deux peintres confrontent leurs passions!/
NE RIEN CEDER DE TOI !
D'en bas je remonte vers toi De l'ombre où tu fus jetée ! Je dois partir des gouffres où les hommes t'ont mise, Je plonge dans des abîmes sans fonds, Pour te retrouver, te libérer De toute cette gangue d'interdits dont tu fus affligée, Je remonte le temps et l'espace qui manquent à la Femme Aujourd'hui! Je refais le chemin de l'Histoire humaine privée de la Mémoire des Femmes! Tant d'Absence et si peu de repères pour faire un monde, Tout s'entrechoque de façon insensée, Il me faut constamment revenir à toi Par la voie la plus escarpée, En te mettant à distance, pour ne pas brouiller le si peu Qui de toi est visible, Un orgueil aveugle dans l'Amour et la révolte me cabre, Je ne veux rien céder de Toi !
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Chagall : Le Coq |