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Ta voix, en foule renversante, Brusque vies et morts, Dans un ravissement, Par son règne toujours nouveau, Ses départs de flamme A pointe bleue, Ses rives obstinées, Ta voix monte en neige le temps. Mouillant de ses chants les marronniers fleuris, Arrosant le corps de l'univers, Ô ta voix, cette tour d'air pur ! Sa sève brûlant l'horizon, J'écoute ses sources à flancs d'abimes, Coupées d'ombres et de racines, Sur la faille grandissante du jour. L'infini s'éveille sur tes lèvres, Je me retourne où pleuvent tes cheveux, C'est contre eux que les lilas deviennent sucrés, Parfumant les juillets de tes doigts, Un coeur lilas bataillera toujours Entre tes seins de neige, Un coeur apaisé sans y penser, Epousant les calices de ta beauté !
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 Chagall : Entre l'hiver et le printemps
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