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Diaprure des jours libellules Etendant leurs vitraux ailés En moi Pris dans un lacis de joie Ces jours de tes mains, ta voix Creusant les labyrinthes Me permettant de cheminer Vers Toi Toujours hors d'atteinte A chaque fois que je tente Une approche en direction de Tes archipels tutoyant le ciel Ton pull rouge qui flamboie L'éventail de tes cheveux à claire-voie, Je te reçois Par tous temps Contre mes éteules trempées De tes soleils, tes pluies Tu t'immisces, quoi que tu fasses Jusqu'aux moindres interstices De mes secrets murmurés Je te reçois à satiété Sur mes sources dénudéees Hérissées d'oiseaux A l'appel de tes doigts. Tes jours embrasent mes rivières Mes herbes sont renversées Je me love au creux de tes pieds Happé par les frondaisons de ta robe Qui ondoie à foison, subjuguant l'horizon Tu rentres en moi Des hirondelles plein les bras Tes yeux fleurissent mes mimosas J'ai renoncé aux envies de la multitude Pour mieux me souvenir de Toi Du premier jour de ta venue T'être fidèle C'est préserver la mémoire du monde Son devenir Afin que naisse pour tous la beauté Une Vie de tendresse à partager Je n'ai pas cédé aux marchands d'illusion Prônant l'Amour facile, la trahison, L'oubli de l'innocence AIMER C'EST T'ATTENDRE Le coeur emmailloté de silence Tenu en laisse par la neige L'immensité à vivre de ta venue Toujours annoncée Au gré des couleurs ravivées du désir Tes marées de blé mûr L'écureuil qu'on voit au loin La lune comme un fruit pur Tu es la fleur non cueillie Le champ de coquelicots Que la brise délie Je me suis habitué à te dire adieu Te gardant à jamais une place de choix En mon coeur tournesol La nuit, tes forêts entrent dans ma chambre.
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Chagall : Le bouquet ardent
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