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Né parmi les flots D'un paradis sur la Terre Les cheveux d'une rivière Ondine aux gentes eaux Je suis baigné d'Amour Dévasté de baisers Ses oiseaux au long cours Fêtent en moi leurs étés Ô Femme, comme tu m'enlaces De gestes innocents ! Ta présence fait place A tant de jours ardents Naïade, tu vis et règnes Sur les bois, les prairies La nuit, le jour tu te peignes Au rythme enjoué de la vie Je sens tes rires dans mon cou Les échos de l'enfance sont si doux Tu fais chanter les arbres Se rejoindre moult univers Les poissons jouent derrière tes rideaux Chacun de tes galets serre contre son coeur une étoile Sous tes courants d'insomnie Tu accrois les méandres du temps Ô femme aux tresses déliées Devant toi, je suis toujours ébloui!
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 Simone Weil
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